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Heirate mich | 09 février 2006

On le voit se glisser furtivement près de l'église
Depuis un an, il est seul
Le deuil lui a ôté complètement la raison
Il passe toutes ses nuits à côté de sa pierre

Là-bas, près des cloches dort une pierre
Et moi seul sais la lire
Sur la clôture, le coq rouge
Fut autrefois ton cœur

La peur sur cette clôture embrochée
Je m'en vais creuser chaque nuit
Pour voir les restes
De ce visage qui me souriait

Là-bas, près des cloches, je passe la nuit
Là, parmi les escargots, comme un animal solitaire,
Durant le jour, je cours après la nuit
Une seconde fois, tu m'échappes

Épouse-moi

Avec mes mains je creuse profondément
Pour trouver ce qui me manquait tant
Comme la lune dans sa plus belle robe
J'ai embrassé ta bouche froide

Je te prends tendrement dans mes bras
Mais ta peau se déchire comme du papier
Et des morceaux tombent de toi
Une seconde fois, tu m'échappes

Épouse-moi

Alors de toi je prends les restes
La nuit est chaude et nous sommes nus
Malédiction ! Le coq salue le jour !
Je lui ai tranché la tête

Publié par rosenrot à 21:04:38 dans Chansons, poèmes, textes que j'aime bien | Commentaires (0) |

Rammstein | 09 février 2006

Rammstein
Un homme brûle
Rammstein
Odeur de chair brûlée dans l'air
Rammstein
Un enfant meurt
Rammstein
Le Soleil brille

Rammstein
Une mer de flammes
Rammstein
Du sang se fige sur l'asphalte
Rammstein
Des mères hurlent
Rammstein
Le soleil brille

Rammstein
Un charnier
Rammstein
Pas d'issue
Rammstein
Plus un oiseau ne chante
Rammstein
Et le soleil brille

Rammstein

Publié par rosenrot à 21:01:00 dans Chansons, poèmes, textes que j'aime bien | Commentaires (0) |

Klavier | 05 février 2006

Ils me disent
Ouvre la porte
La curiosité se mue en cri
Qu'y a-t-il donc derrière
Derrière cette porte
Se trouve un piano
Les touches sont poussiéreuses
Les cordes sont désaccordées
Derrière cette porte
Elle est assise au piano
Mais elle ne joue plus
Ah, ça fait si longtemps

Là au piano
Je l'écoutais
Et quand elle commençait à jouer
Je retenais mon souffle

Elle me disait
Je resterai toujours à tes côtés
On aurait pu croire
Qu'elle ne jouait que pour moi
J'ai versé son sang
Dans le feu de ma rage
J'ai fermé la porte à clé
On demanda après elle

Là au piano
Je l'écoutais
Et quand elle commençait à jouer
Je retenais mon souffle
Là au piano
J'étais près d'elle
On aurait dit
Qu'elle ne jouait que pour moi

La porte est ouverte
Ah, comme ils crient
J'entends la mère supplier
Son père me frappe
On la détache du piano
Et ici,personne ne me croit
Que je suis malade à mort
De chagrin et de puanteur

Là au piano
Je l'écoutais
Et quand elle commençait à jouer
Je retenais mon souffle
Là au piano
Elle m'écoutait
Et quand je commençai à jouer
Elle retint son souffle

Publié par rosenrot à 18:13:54 dans Chansons, poèmes, textes que j'aime bien | Commentaires (0) |

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